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Les traumatismes peuvent-ils laisser une trace durable ? Ce que nous apprend l’épigénétique

Les traumatismes peuvent-ils laisser une trace durable ?

Certaines expériences bouleversantes semblent continuer à produire leurs effets bien après les événements eux-mêmes.

De nombreuses personnes ayant vécu un traumatisme décrivent une hypervigilance persistante, des réactions émotionnelles intenses, des difficultés relationnelles ou un sentiment de rester « bloquées », parfois plusieurs années après les faits.

Ces observations ont conduit les chercheurs à s’intéresser à une question fascinante : un traumatisme peut-il laisser une trace biologique durable ?

Cette question intéresse la recherche car elle pourrait contribuer à mieux comprendre pourquoi certaines personnes restent durablement affectées par un traumatisme, tandis que d’autres retrouvent progressivement un équilibre.

Que signifie l’épigénétique ?

Contrairement à une idée répandue, l’épigénétique ne modifie pas la séquence de notre ADN.

Elle étudie la manière dont certains mécanismes biologiques peuvent moduler l’expression de nos gènes, sans en modifier la séquence, en réponse à notre environnement, à notre mode de vie ou à certaines expériences marquantes.

Depuis plusieurs années, des recherches explorent le rôle que pourraient jouer ces mécanismes chez les personnes ayant vécu des traumatismes importants.

Que montrent les recherches ?

Plusieurs travaux ont mis en évidence des modifications épigénétiques associées à des situations de stress important ou à des traumatismes précoces.

Ces associations ne permettent toutefois pas d’établir une relation de cause à effet à elles seules et restent étudiées dans des contextes très variés.

Ces résultats sont particulièrement intéressants car ils ouvrent de nouvelles pistes pour mieux comprendre les liens entre les expériences de vie, le fonctionnement du système nerveux et certaines difficultés psychologiques.

En revanche, ils ne permettent pas d’affirmer que tous les traumatismes laissent une même empreinte biologique, ni que ces mécanismes expliquent à eux seuls les difficultés rencontrées par une personne.

Les recherches se poursuivent encore aujourd’hui afin de mieux comprendre ces phénomènes.

 

Peut-on sortir des conséquences d’un traumatisme ?

Même lorsqu’un traumatisme a laissé des conséquences importantes, cela ne signifie pas que la situation est figée.

Le cerveau possède une capacité d’adaptation tout au long de la vie, appelée neuroplasticité.

Le travail thérapeutique vise précisément à accompagner cette capacité de changement, en aidant progressivement la personne à retrouver un sentiment de sécurité intérieure, à comprendre les mécanismes qui entretiennent ses difficultés et à développer de nouvelles façons de faire face à son histoire.

Quelle place pour l’hypnose ?

Selon les situations, l’hypnose thérapeutique peut être intégrée à l’accompagnement des personnes ayant vécu un traumatisme, toujours après une évaluation clinique de leur situation.

Elle constitue un outil parmi d’autres et s’inscrit dans une prise en charge globale, adaptée au rythme et aux besoins de chacun.

Selon les situations, elle peut être associée à d’autres approches psychothérapeutiques lorsqu’elles paraissent plus adaptées aux besoins de la personne.

Faire le premier pas

Chaque traumatisme est unique, tout comme les conséquences qu’il peut laisser.

La première consultation permet d’explorer votre histoire, vos difficultés actuelles et les objectifs que vous souhaitez atteindre, afin de construire ensemble un accompagnement personnalisé.

 

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Références citées dans cet article

  1. N. Perroud, A. Paoloni-Giacobino, P. Prada, E. Olié, A. Salzmann, R. Nicastro, S. Guillaume, D. Mouthon, C. Stouder, K. Dieben, P. Huguelet, P. Courtet et A. Malafosse.
    Increased methylation of glucocorticoid receptor gene (NR3C1) in adults with a history of childhood maltreatment: a link with the severity and type of trauma.
    Translational Psychiatry (2011), 1, e59. doi:10.1038/tp.2011.60. Publié en ligne le 13 décembre 2011.
  2. Ariane Giacobino, médecin généticienne.
    Comment nos traumatismes s’inscrivent dans nos gènes.
  3. Marion Fareng.
    Apports de l’hypnose dans les traumatismes psychiques.
    Thèse de doctorat en psychologie clinique.
  4. Dr Daniel Smaga.
    La place de l’hypnose dans le traitement des syndromes psychotraumatiques
    [The place of hypnosis in the treatment of posttraumatic stress disorders].
    Schweiz Arch Neurol Psychiatr. 2008;159:506–10.
  5. Nos gènes aussi subissent des traumatismes !
    Le Monde, 7 août 2014.

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Cette première rencontre permet de comprendre votre situation, de préciser votre demande et de construire ensemble un accompagnement adapté à votre histoire et à vos objectifs.
Chaque demande est différente. Si vous ne savez pas quel accompagnement correspond le mieux à votre situation, nous prendrons le temps d'en échanger lors de notre premier contact.

À propos d'Annelise Yvars

Annelise Yvars est psychanalyste, hypnothérapeute et sexologue clinicienne.

Elle accompagne les  enfants, adolescents, les adultes et les couples au sein de son Cabinet d'Hypnose, de Psychanalyse et de Sexologie, situé 33 avenue de la Libération – 13210 Saint-Rémy-de-Provence, ainsi qu'en téléconsultation.

Son approche associe psychanalyse, hypnose thérapeutique et hypnothérapie analytique, dans le respect du rythme et des besoins de chaque personne.

Anne Lise Yvars Cabinet de thérapie à Saint Rémy de Provence, sexologue, hypnothérapeute, psychanalyste accompagnement